Week-ends

Un week-end dans les anciens sites miniers du Hainaut, devenus paradis naturels classés à l’UNESCO

C’est dans le Valenciennois, au début du 18e siècle, qu’ont été découverts les premiers filons de charbon en France. Le Patrimoine minier et industriel est donc particulièrement riche dans le parc naturel Scarpe Escaut (le tout premier parc régional créé en France, dès 1968). Sur plus de 48000 hectares, les terrils et les lacs créés par l’activité humaine sont sources de biodiversité, les cités minières sont d’une grande richesse architecturale, les forêts sont des réserves biologiques et les anciens sites d’exploitation sont devenus des sites naturels remarquables.

Nous n’allons pas explorer dans cet article la totalité du patrimoine minier du Hainaut : il faudrait bien plus qu’un week-end pour le visiter ! J’ai choisi de vous faire découvrir quelques-uns des joyaux naturels du Valenciennois, qui ont été (et sont encore) profondément influencé par l’eau, la forêt et l’activité minière passée.

Par contre, si vous vous intéressez au patrimoine minier et au fonctionnement de la mine, je ne peux que vous recommander de visiter le centre historique minier de Lewarde ou de réserver une visite de Wallers-Arenberg Creative Mines.

Les photos ont été prises en mars 2021.

Le site de Chabaud-Latour, à Condé-sur-l’Escaut

À cheval sur Condé-sur-l’Escaut et Saint-Aybert, cet immense site est très fortement marqué par son passé minier.

La commune de Condé-sur-l’Escaut est frontalière de la Belgique et voisine de Fresnes-sur-l’Escaut, où l’on découvrit du charbon pour la première fois en 1720. À Condé, l’exploitation minière a débuté en 1838 et le creusement des fosses d’extraction Chabaud-Latour et Ledoux fut essentiel dans le développement de la ville. Aujourd’hui, il en reste un espace d’environ 250 hectares (marais de la Canarderie et étang de Chabaud-Latour) où les vestiges de l’industrie minière sont à peine visibles, car réaménagés en paysage naturel.

On accède au site par différentes entrées. La plus fréquentée (et la plus simple à trouver) est celle de la base de loisirs (en bas à gauche sur le plan). Pour accéder au terril et voir le chevalement, je vous conseille plutôt de passer par le parking de la Roselière (du café du même nom), complétement à l’autre bout du site (tout à droite sur le plan).

L’entrée par la base de loisirs donne accès à l’étang et ses roselières, lieu de balade agréable quelle que soit la saison.

Non loin de l’entrée de la base de loisirs, vous pouvez voir une partie des remparts et des douves de la ville de Condé-sur-l’Escaut (qui ont été construits par les Pays-Bas espagnols, puis repensés et améliorés par Vauban après la prise de Condé par Louis XIV).

Le grand lac et la base de loisirs proposent des activités à toute la famille, mais on peut surtout y apprécier les roseaux, les jolies fleurs et les oiseaux.

Lors de ma visite guidée du terril (organisée par “Nord Évasion“) en juin 2021, j’ai appris qu’avant la mine, la région était couverte de marécages qui ont été asséchés par les dépôts de déchets de l’exploitation minière. Les lacs de Chabaud-Latour ne sont pas nés des affaissements miniers, mais bien des remontées d’eau des sous-sols.

Le guide, en plus de nous présenter la richesse naturelle du site, nous a également raconté l’histoire de l’exploitation houillère dans le Valenciennois, et ses particularités. Nous avons ainsi appris qu’au commencement, le système de fonctionnement était “totalement différent de celui des mines du Pas-de-Calais” dont “les patrons furent dès le départ des financiers qui s’intéressaient uniquement au profit”. Les fosses de Chabaud-Latour et Ledoux appartenait au Duc de Croÿ, qui fut l’un des fondateurs de la Compagnie des Mines d’Anzin, la plus grande société minière privée française.

La Compagnie des Mines d’Anzin a été créée en 1757 par le vicomte Jacques Désandrouin. Les signatures officialisant sa création ont été faites dans le château de l’Hermitage à Condé-sur-l’Escaut, propriété d’Emmanuel de Croÿ-Solre. Elle a exploité ses mines pendant près de deux siècles (1757-1949), jusqu’à la nationalisation des mines. (wikipedia)

J’ai également découvert que plus le charbon est riche, plus il dégage de gaz, d’où le risque de coup de grisou. À Chabaud-Latour, le charbon était maigre et les mineurs n’ont donc jamais eu à subir de coup de grisou, mais il y eut des éboulements meurtriers à plusieurs reprises, à cause des affaissements. Sous le chevalement, on peut d’ailleurs lire deux plaques explicatives dont l’une qui indique “Respections ce lieu. Des mineurs sont morts au travail dans les entrailles de cette terre”…

Le 30 décembre 1988, les deux fosses ont cessé leur activité et l’on a hésité entre créer un site naturel préservé ou conserver un site de mémoire avec un musée. Mais peu de temps après, Charbonnage de France a rasé la totalité du site (sans prévenir personne…) : chevalements, bâtiments industriels, chemin ferré. Seul le chevalement du puits numéro 2 a été conservé pour la mémoire collective.

Depuis 1994, près de 600 000 arbres (principalement des bouleaux et des acacias) et 400 000 arbustes ont été plantés pour reverdir le site, avec l’idée de créer une réserve naturelle.

L’ensemble du site est inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco : étangs de Chabaud Latour et de la Digue noire, terrils 195, 195a et 196, cité des Acacias, cité Lorette et cité Chabaud Latour.

La nature a peu à peu repris ses droits en couvrant les terrils de bouleaux, les grands étangs nés de remontées d’eau suite à l’activité minière accueillent les familles… et le dernier chevalement encore debout se dresse fièrement au milieu d’une prairie fleurie. 
Le site de Chabaud-Latour est l’un des Espaces naturels sensibles du Nord, l’un des plus riches du département, et vous pourrez y observer une multitude d’oiseaux qui y font étape lors de leur migration ou qui y résident à l’année. N’oubliez pas vos jumelles !
On peut y apercevoir, entre autre, le butoir étoilé (une espèce d’échassier) et le blongios nain (sorte de héron nicheur), mais aussi l’hirondelle rustique, le martin-pêcheur, la grande aigrette… ainsi que de nombreux canards, cygnes, foulques, poules d’eau et hérons.

Le terril conique culmine à 72 mètres (terril “Ledoux”) et se grimpe assez facilement. On y trouve encore quelques vestiges (bois et acier) du système qui permettait de monter les déchets “stériles” du charbon jusqu’en haut du terril puis de les y déverser.

Une fois parvenu au sommet, vous pouvez profiter d’une très jolie vue sur “le pays de Condé” et toute une partie du parc naturel Scarpe-Escaut.

Du haut du terril, on voit également l’énorme terril plat “plateau rousseau” qui rassemble les déchets de plusieurs dizaines de puits de mine différents de Raismes, Escaupont et Bruay-sur-l’Escaut.
Et, de l’autre côté, on peut admirer un bout de Belgique, qui a gardé ses anciennes plaines marécageuses.

À pied, à vélo ou à cheval, vous pourrez suivre plusieurs circuits de randonnée traversant les bois, longeant les étendues d’eau et les zones humides, parcourant les près ou gravissant le terril. Le circuit de la Canarderie (au format PDF ou au format numérique) vous permet de faire le tour du site.

Le site a reçu en 1996 le prix de l’« Arbre d’argent public », trophée qui récompense les plus beaux espaces paysagers de France.

INFORMATIONS PRATIQUES

Adresse : l’accès peut se faire via la base de loisirs (rue Richelieu à Condé-sur-l’Escaut) ou par La Roselière (au croisement du chemin des Moulineaux et de la Drève Félix Szpruta).

Horaires : le site est ouvert toute l’année, 24h/24.

Tarif : gratuit

PS : d’une histoire riche, la ville de Condé-sur-l’Escaut possède de nombreux monuments… que je vous présenterai lors d’un prochain article 😉

L’étang d’Amaury à Hergnies

L’étang d’Amaury est un plan d’eau de 60 hectares (sur 160 hectares d’espace naturel) situé entre Hergnies et Vieux-Condé. Lors de l’exploitation houillère, des volumes considérables de matériaux avaient été extraits du sous-sol, ce qui avait laissé de larges cavités souterraines. Au fil du temps, des affaissements se sont produit et le lac a commencé à se former en 1972. Les affaissements se sont poursuivis et un plan d’eau colonisé par la végétation aquatique est apparu.

L’activité minière avait démarré en 1834, sous l’impulsion de la Compagnie des mines d’Anzin. La fosse prit le nom du baron Amaury de la Grange, parent de Pierre Taffin, créateur de la Compagnie avec Jacques Desandrouin.
Mais le puits a fréquemment rencontré des problèmes dus aux remontées d’eaux en sous-sol et la qualité du charbon extrait était peu satisfaisante, au point que la fosse Amaury a fermé dès 1912. Elle a été utilisée comme puits d’aération, pour être finalement remblayée en 1949. Aujourd’hui, une dalle de béton recouvre l’entrée de ce puits.

Le site d’AMAURY (paysage et ensemble miniers) est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

De nos jours l’étang d’Amaury est devenu un havre de biodiversité. Plusieurs espèces animales peu communes ont élu domicile dans le lac : des oiseaux (héron bihoreau et sternes pierregarin), des amphibiens (triton crêté), des poissons (bouvière), des mollusques, des libellules et des papillons. Plus de 200 espèces végétales et 760 espèces animales sont recensées autour de l’étang !

Un beau sentier de promenade mène autour des plans d’eau à la découverte de la nature. Le site, espace sensible départemental, et en partie classée zone d’intérêt pour les oiseaux, la faune et la flore.

Du centre de l’étang vers l’extérieur, on reconnait par exemple des plantes aquatiques comme les utriculaires, le petit nénuphar. Les roselières sont constituées de plantes herbacées comme la massette ou les laîches. Vous pouvez également longer les boisements de saules.

Le Centre d’initiation à l’environnement d’Amaury est installés sur l’ancien carreau de fosse. Les roselières et les bois humides qui se sont lentement formés avec les années permettent au centre de sensibiliser les visiteurs (scolaires, centres de loisirs, associations, entreprises) à la protection de l’environnement et au développement durable.

L’office national des forêts y a créé une balade nature de 3 km. Le “chemin de nature” permet de mieux connaître les différents milieux naturels du site et d’identifier la faune et la flore grâce à des panneaux pédagogiques et trois puzzles ludiques invitant les plus jeunes à deviner « qui mange quoi ? ». Des parcours permettent également de découvrir la beauté du site, mais aussi son histoire, son évolution au fil du temps, en utilisant des techniques de lecture de paysage et une véritable enquête basée sur la recherche d’indices.

INFORMATIONS PRATIQUES

Adresse : Rue Tarsyle Dewasmes 59199 Hergnies (accessible également via la rue Saïda Monseu ou le canal du Jard)

Horaires : le site est ouvert toute l’année, 24h/24.

Tarif : gratuit

La mare à Goriaux, entre Raismes et Wallers

C’est sans doute mon endroit préféré. Venez-y le matin, pour profiter de la tranquillité des lieux et de la lumière dorée du soleil. Si vous avez la capacité physique de grimper en haut du terril, faites-le, car la vue sur l’étang est magnifique.

La “Réserve biologique domaniale de la Mare à Goriaux” se situe à la limite sud de la forêt de Raismes-Saint-Amand-Wallers. Elle s’étend sur 270 hectares, dont 90 hectares de plan d’eau, sur les territoires de Raismes et de Wallers. Le site est composé du massif forestier, du plan d’eau, de roselières et plantes aquatiques, ainsi que d’un terril plat de plus de 2 Km.

L’étang est lui-aussi dû à un affaissement minier : il est situé près de l’ancienne fosse de Vicoigne et de la mine d’Arenberg. Un très important affaissement minier a créé trois mares dès 1916, qui ont fini par se rejoindre vers 1930 pour former un seul étang, situé au pied du terril 171.
(“Mare à Goriaux” signifie “la mare des cochons” en patois).

Le terril plat de la marre est typique des débuts de l’activité minière (contrairement aux terrils coniques plus “modernes”), mais à la différence des tout premiers terrils, celui de la mare à Goriaux n’est pas situé à la sortie du puits de la mine : il a été créé dans une zone peu habitée.

Comme le terril est situé dans le massif forestier de Raismes-Saint Amand-Wallers, il a été rapidement colonisé par la nature années après années. Il a été peu à peu recouvert de mousses et lichens, puis de buissons et enfin d’une forêt de bouleaux verruqueux. Près de 200 espèces d’oiseaux, attirés par l’eau et la faune, peuvent être observés sur le site, qui a été classé réserve biologique en 1982 pour l’intérêt de sa faune et de sa flore.

La roselière attire de nombreux oiseaux dont quelques espèces rares ainsi que des oiseaux migrateurs (le grèbe huppé, le balbuzard pêcheur, ou le pluvier petit-gravelot). En hiver le plan d’eau est le refuge de milliers de canards et une étape de leur migration.

Le massif forestier est lui peuplé de nombreux rongeurs, sangliers et chevreuils. Faites preuve de discrétion si vous voulez les apercevoir et n’oubliez pas votre paire de jumelles.

Un circuit pédestre de 6,5 kilomètres permet de découvrir le site, ainsi que la “trouée d’Arenberg” (secteur pavé du Paris-Roubaix), toute proche. C’est un circuit assez simple qui parcourt des milieux naturels divers (attention, les pentes du terril peuvent être glissantes). Il est disponible au format PDF sur le site du PNR Scarpe Escaut ou au format numérique (et GPX) sur cirkwi.

INFORMATIONS PRATIQUES

Adresse : accès par le parking de la marre, Chemin de Raismes-Vicoigne à Wallers, 59590 Raismes (A23 sortie Raismes), ou via la Trouée d’Arenberg au coin du Boulevard des mineurs d’Arenberg 59135 Wallers

Horaires : le parking ferme à 17h30 en hiver et à 18h30 l’été.

Tarif : gratuit.

Le terril Sabatier de Raismes

Il s’agit en réalité de deux terrils issus de l’activité de l’ancienne fosse Sabatier.

Le plus haut des deux, conique, commença à grandir en 1913 au cœur de la forêt de Raismes-St-Amand-Wallers.
Il a été colonisé par la nature après la fin de l’exploitation minière. En suivant le sentier qui y grimpe, vous croiserez des bouleaux verruqueux et des peupliers, suivis par des mousses, des graminées et, selon la saison, des champignons.

Si vous êtes observateur, vous croiserez une faune diversifiée telle que le grand papillon machaon blanc et noir, ou l’œdipode turquoise, un criquet aux ailes bleues. Les mares présentes au pied des terrils accueillent quant à elle des amphibiens, des libellules, des canards et des cygnes.

Et comme la forêt est proche, tôt le matin ou en soirée, il est possible de croiser des faucons crécerelles, des lapins, des lièvres et des renards, des lézards des murailles…

Du haut des 103 m de hauteur du terril (le plus haut du Valenciennois), on découvre une vue imprenable sur l’étang des trois mortiers, la Tour abbatiale de Saint-Amand vers le nord, la cité minière du Pinceau de l’autre côté, l’ancien chevalement de Sabatier, les autres terrils alentours et, surtout, la forêt de hêtres et de chênes de Raismes qui s’étend à perte de vue. 

Cette forêt n’est pas très vieille car le massif forestier, très abîmé par la Première Guerre mondiale, a été largement replanté.

Et pourquoi Sabatier ? Parce que Maurice Sabatier était Président du conseil d’administration de la Compagnie des Mines d’Anzin… Le puits de la fosse Sabatier était profond de plus de 700 m, mais il subissait des infiltrations d’eau. Il connut son âge d’or dans les années 1950, durant lesquelles près de 2000 mineurs y travaillaient, et fut fermé en 1980.

La maison de la forêt

Située à l’entrée du site, la Maison de la Forêt “a pour vocation de sensibiliser les scolaires et le grand public à l’environnement et à sa protection“. Vous pouvez y voir une exposition permanente pour découvrir le site minier de Sabatier et son histoire.
La maison est ouverte toute l’année sur réservation pour les groupes et d’avril à octobre pour les individuels : les mercredi, dimanche et jours fériés et tous les jours de vacances scolaires de 14h à18h.

Ce site peut être découvert par le biais de plusieurs circuits balisés qui commencent à la maison de la forêt. Des bornes gravées de signes (une grenouille, une feuille et un gland, ou un terril) vous indique les trois circuits proposés : circuit des étangs, de la forêt ou du terril.

INFORMATIONS PRATIQUES

Adresse : Maison de la forêt, Étoile de la Princesse (ou avenue de Fontaine Bouillon), 59590 Raismes

Horaires : ouvert toute l’année 24h/24

Tarif : gratuit

La tour Sarteau de Fresnes-sur-l’Escaut

Serait-ce le donjon d’un château fort ? Non, c’est un chevalement en briques !

Dernier chevalement en briques conservé sur le territoire du parc naturel régional Scarpe-Escaut, cet édifice est symbolique d’une longue histoire de labeur et d’industrie.

Le puits d’extraction a été creusé en 1822 par la Compagnie des Mines d’Anzin, mais la fosse a souvent été noyée par l’Escaut tout proche, rendant son exploitation difficile. La fosse a cessé son activité dès 1860 et le puits a été comblé en 1883, mais la tour de briques n’a jamais été détruite.

Par la suite, les chevalements ont été construits avec des poutres et des câbles métalliques, bien plus solides, mais aussi plus simples à ériger.

C’est peut-être parce qu’il ressemble à une un donjon médiéval, qu’en 1938, l’armée française a transformé la tour en ouvrage militaire en y ajoutant un bunker de béton à l’arrière.

Le chevalement et ses installations militaires sont classés aux monuments historiques depuis 1999, et la fosse du Sarteau a été inscrite en 2012 sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco.

Attention ! Il n’est pas possible de se garer près de la tour. Si vous venez en voiture, il faudra vous trouver un petit coin pour vous garer plus avant, voire sur la D954 du côté du rond-point.

INFORMATIONS PRATIQUES

Adresse : Le Sarteau 59970 Raismes

Horaires : ouvert toute l’année 24h/24 (il n’est pas possible d’entrer dans la tour)

Tarif : gratuit

Le parc Joliot Curie à Fresnes sur l’Escaut

Ce parc passerait presque inaperçu lorsqu’on traverse Fresnes alors qu’il est un véritable monument historique !

Le parc Joliot-Curie est l’ancien domaine d’un château ayant appartenu au Vicomte Jean-Marie Désandrouins, fils du fondateur de la Compagnie des Mines d’Anzin. Il a un charme tranquille et élégant qui invite à la flânerie autour du temple de l’Amour, un très joli monument caractéristique de l’art français du 18e siècle.

Ses 6,5 hectares ouverts sur la ville, avec son étang, l’ancien bras de l’Escaut et ses arbres centenaires en font un lieu d’une grande valeur patrimoniale. 

C’est Jean-Marie Desandrouin, qui vécut dans le château jusqu’à sa mort, qui fit édifier le Temple de l’Amour en 1762 en hommage à sa première épouse Caroline Joséphine de Walkiers… avec lequel il n’a jamais vécu.

Près de trente animaux ont élu domicile dans un espace au nord du parc : des chèvres, dindons, canards de Barbarie et poules d’Hergnies.

INFORMATIONS PRATIQUES

Adresse : Rue Ghesquières 59970 Fresnes-sur-l’Escaut

Horaires : 8h – 18h

Tarif : gratuit

Situation des sites :

Vous en voulez encore ? 😉 Si les sites miniers magnifiés par la nature vous plaisent, ne ratez pas le Parc des Argales à Rieulay ou le Parc des îles à cheval entre Rouvroy, Drocourt et Hénin-Beaumont.

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